Un certain samedi dans la matinée, nous, religieuses  et religieux  de la zone pastorale de Mendong avons saisi l’opportunité de passer une journée de méditation personnelle, d’adoration,  de partage,…Et de la préparation de la journée mondiale des vocations. Voici chères sœurs   le thème qui nous a été proposé pour notre méditation et que j’aimerai bien partager avec vous : « Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu »

Le prêtre qui a orienté cette méditation nous a fait comprendre que cette antienne marque bien l’essence même du temps de carême : nous entrons dans le combat de Dieu. Pourquoi c’est un combat ? Parce que le carême pourrait ressembler à un effort supplémentaire de solidarité ou à un temps où nous essayons de mieux faire ce que nous n’arrivons pas à faire d’habitude. D’où le carême nous demande de fixer notre regard sur Jésus. L’animateur va plus loin dans sa réflexion en s’appuyant sur les textes sacrés,  en mettant l’  accent sur le carême qui est une invitation à changer nos regards, à les orienter différemment …

Il nous Présente Abraham, qui fut invité à regarder différemment lui aussi. Quand il commençait à être âgé, et se demandait bien ce que lui réservait l’avenir. Il n’a pas hésité à exprimer au Seigneur son mal-être, sa souffrance, ses difficultés ; à crier vers lui ! Et là, le Seigneur détourne le regard d’Abraham en lui disant : « regarde vers le Ciel » (Gn 15, 5). Et pourquoi lui fait-il changer de regard ? Parce qu’Abraham, à ce moment-là, ne regarde plus vers la promesse du Seigneur. Il sent le poids de l’âge et de la fatigue qui lui font courber la tête.Dans les évangiles, là aussi, le Christ n’arrête pas de nous inviter à ce changement de regard. Au cœur de notre carême, resplendira l’évangile de la Transfiguration. Tout naturellement, les apôtres sont orientés vers le ciel, sont invités à le regarder, au cœur de cette Transfiguration. Cela va même plus loin : ils sont invités à voir Jésus autrement, tel qu’il ne l’avait jamais vu. Cette théophanie visera à nous révéler, encore Bien souvent, nous sommes autocentrés ou nombrilistes. Si le premier des commandements nous invite à ne pas être idolâtre, c’est parce que la tentation de l’auto-idolâtrie est présente au cœur de l’homme. Que ce soit dans l’aumône, la prière ou le jeûne, les trois piliers inséparables du Carême, c’est un décentrement de soi que nous sommes invités à faire. Or, on peut les vivre de manière nombriliste en recherchant son propre bien-être, en se recherchant soi-même, à travers sa propre conversion ! Et toujours, la nature divine du Christ : « celui-ci est mon fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. »

En conclusion, le frère a fini son exhortation en nous invitant à vivre les trois piliers inséparables du carême qui sont la prière, la pénitence et le partage afin de sortir de nous-mêmes car la tentation de l’auto idolâtrie est présente dans l’homme. Fixons nos yeux sur Jésus et ouvrons nous à notre humanité qui a tant besoin de nous.

Bon temps de pâques chères sœurs 

Sœur Fançoise  Ikoli

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